En général, au-delà de la formidable connaissance que les scriptes ont du scénario, elles font souvent preuve d'une grande subtilité et sont très cinéphiles. Bernard Giraudeau

Réunion mensuelle du 31 janvier 2014

Publié le 9 février 2014

Activités internes
 La conférence du 28 février 2014 sur le métier de scripte aujourd’hui
 Le nouveau site internet et le logo de LSA
 Les rapports de production et la boutique Panavision

Activités externes
 Première séance de négociation sur le régime Unedic
 L’inter-association au point mort

Nos coups de cœurs récents : Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-Eda, The Lunchbox de Ritesh Batra, R de Tobias Lindholm, Boy A de John Crowley (diffusion TV)…

La réunion s’est tenue chez Aurore Moutier. Un grand merci à elle pour son accueil !

Lucette Andreï, membre d’honneur, s’est jointe à cette réunion.

Les autres membres présents : Charles Jodoin-Keaton, Nathalie Alquier, Aurore Moutier, Marie-Florence Roncayolo, Karen Waks, Natasha Gomes de Almeida, Elise Romestant, Valérie Chorenslup, Karinne Lecoq, Francine Cathelain, Marcie Aumont, Virginie Cheval ainsi que Claudia Neubern sur Skype.

Merci à toutes les personnes indisponibles qui se sont excusées.

Activités internes

  • La conférence du 28 février 2014 sur le métier de scripte aujourd’hui

La conférence, en partenariat avec l’Université de la Sorbonne Nouvelle est dans ses derniers préparatifs. Des réunions s’organisent avec l’Université Paris III pour régler les questions de contenu mais également logistiques et techniques.

Le 11 février, après une réunion de préparation en interne, le groupe de travail LSA rencontre les modérateurs de Paris III.
L’idée est de les orienter vers une réflexion dynamique et non pas descriptive du métier, afin d’éviter de tomber dans l’exposé scolaire. Il sera peut-être utile, par exemple, de leur suggérer leur première question pour amorcer le débat dans le bon sens.
D’autre part, les modérateurs devront être en mesure au cours des tables-rondes de vérifier que tous les aspects du contenu ont été abordés, selon une liste de points à définir avec eux.

En projet également, une réunion avec les invités (un monteur, un assistant réalisateur et un directeur de production/réalisateur) pour préparer la conférence.

L’amphithéâtre accueille 300 personnes mais le public pourra évoluer en nombre et en représentativité au cours de la journée. On attend notamment des étudiants, des professionnels et des membres d’associations.
Il est donc nécessaire de maintenir un niveau de débat élevé et aussi que le ton ne soit pas à la plainte – malgré les inquiétudes qui nous habitent à l’heure actuelle…

Rappelons que la conférence s’organise autour de quatre thèmes : l’assimilation du récit, l’écriture cinématographique, le temps de la mise en scène et la transmission du savoir.
Chaque table-ronde devrait durer entre 1h15 et 1h30. Trois invités seront présents par table-ronde : un intervenant extérieur, une scripte et un modérateur.

La liste des intervenants par table-ronde est dans l’immédiat composée de la façon suivante :

 Assimilation du récit : Claudia Neubern, Charles Jodoin-Keaton et Andreas Meszaros, assistant réalisateur.
Le modérateur sera Gwenaëlle Rot, maître de conférences en sociologie à Paris III.

 Ecriture cinématographique : Olivia Bruynogue, Karinne Lecoq, Natasha Gomes de Almeida et Benoît Alavoine, monteur.
Le modérateur sera Kira Kitsopanidou, maître de conférences en cinéma à Paris III.

 Le temps de la mise en scène : Aurore Moutier, Valérie Chorenslup, Sylvie Koechlin et Sylvain Monod, directeur de production et réalisateur.
Le modérateur sera Sébastien Layerle, également maître de conférences en cinéma à Paris III.

 Transmission du savoir : Elise Romestant, Florianne Abelé et Betty Greffet (scriptes formées « sur le tas » ou à la Fémis, pour une meilleure représentativité) et Marie-Florence Roncayolo en tant que responsable du département scripte au CLCF.
Donatienne de G, responsable du département scripte à la Fémis, a été contactée mais n’est pas sûre d’être disponible pour la conférence.
Le modérateur sera Régis Robert, responsable des archives non film de la Cinémathèque.

Les noms des scriptes LSA sont donnés au titre d’intervenants et suppléants.

L’affiche de la conférence a été réalisée à partir des images de scripte au travail rassemblées à l’appel de LSA.
Un premier projet d’affiche présentant une silhouette anonyme a été abandonné en raison de la mauvaise qualité de la photo.
Deux autres projets d’affiche ont été retenus, l’un en couleurs, l’autre en noir et blanc. Lors de cette réunion mensuelle, ces deux projets ont été présentés.
Le tour de table a été très animé : le débat a porté sur la pose, sur les accessoires visibles, sur ce qui transparaissait en terme d’émotion chez la scripte photographiée, sur son expression. Des membres excusés avaient envoyé leurs avis par mail, ceux-ci ont été lus.
Que souhaitions-nous voir dans cette affiche ? Quels « clichés » nous paraissent illustrer une scripte au travail et quel risque de propager une caricature ?
Au terme du débat, un vote a retenu l’affiche avec la photo en noir et blanc.

Le programme est désormais finalisé. Le contenu du texte, dont les grandes lignes ont été élaborées par LSA, a été confié aux modérateurs et à des étudiants de l’Université, puis corrigé par Marie-Florence Roncayolo. Il se présente sous la forme d’un A4 plié en deux, soit quatre pages.

Une liste de personnes à qui faire parvenir le programme a été établie, l’objectif étant évidemment de le diffuser au maximum. Un répertoire a été élaboré, qui servira de mailing liste.
La question se pose de l’associer avec un historique des rapports avec chaque contact, afin d’optimiser son usage pour des projets ultérieurs.

Une lettre-type a été rédigée par le groupe de travail LSA pour la diffusion par mail des invitations à la conférence. Aucune réponse ne sera demandée pour éviter d’avoir à gérer un grand nombre de mails en retour.

La répartition des envois a été établie ainsi :

- Florianne Abelé : associations et inter-association, syndicats

- Aurore Moutier : les membres d’honneur, l’INSAS

- Nathalie Alquier : les scriptes non-LSA (une partie)

- Natasha Gomes de Almeida : les festivals, les scriptes non-LSA (l’autre partie)

- Marie-Florence Roncayolo : le CLCF, les ministères, la SACD, la Cinémathèque

- Elise Romestant : les écoles et organismes de formation (sauf CLCF et INSAS) l’INA, l’Afdas, l’Adami, la Maison du Film Court

- Valérie Chorenslup : la presse

- Marcie Aumont : http://cinéastes.org

La question se pose de l’adresse mail à partir de laquelle les invitations vont être envoyées (dans le cas où il ne s’agit pas d’un contact connu personnellement).
Il faut créer une adresse mail à partir du domaine http://lesscriptesassocies.org.
Dans le cas où celle-ci ne serait pas crée à temps, il faudra envisager de transmettre les adresses mail et corps de texte à Karen Waks pour qu’elle se charge de les envoyer à partir de la plateforme web, puisqu’il n’est pas possible techniquement à plusieurs personnes de se connecter dessus au même moment.

Quant à l’affiche, elle va être imprimée en plusieurs exemplaires et placée entre autres dans les écoles de cinéma. On décide d’y ajouter un auto-collant comportant les horaires et un lien internet permettant de consulter en ligne le programme de la journée.

Nous avons également discuté de l’organisation logistique de cette journée et notamment du nombre de personnes prévues pour le déjeuner (intervenants, groupe de travail et cadreurs).
Les participants auront eux la possibilité de déjeuner où ils le souhaitent dans le quartier.
Ils seront guidés vers l’amphithéâtre par des flèches et des affiches qui devront être mis en place le matin même.
Des listes d’émargement seront placées aux entrées de l’amphithéâtre, sur lesquelles les participants pourront noter leur nom, profession et adresse mail. La conférence ayant lieu pendant les vacances, il y aura certainement peu d’étudiants dans l’Université.

Pour la captation des tables-rondes, l’Université est dotée d’une console mais ne dispose malheureusement que d’une webcam et de vieilles caméras.
Le cadreur Eric Do a accepté d’organiser les moyens techniques nécessaires. Il dispose personnellement d’une caméra EX1, mais elle ne suffira pas : dans l’idéal, il faudrait deux autres caméras.
NOUS SOMMES DONC À LA RECHERCHE DE MATÉRIEL MAIS ÉGALEMENT D’AUTRES CADREURS, D’UN INGÉNIEUR DU SON AINSI QUE D’UN MONTEUR. Les personnes qui ont des idées ou des propositions à faire peuvent contacter Aurore Moutier.

Aurore Moutier et Olivia Bruynoghe se chargent de réaliser un diaporama grâce aux photos de scripte au travail collectées, qui sera diffusé entre les tables-rondes. Si vous n’avez pas envoyé vos photos, il est encore temps de le faire !

  • Le nouveau site internet et le logo de LSA

Le projet de conférence sur le métier de scripte a d’ores et déjà permis d’accélérer la mise en œuvre du site et du logo.

Le nouveau site internet sera mis en ligne fin février, si possible avant la conférence. D’ici là, une page d’accueil existe, qui présente la conférence.

SITE COMPLET D’ORIGINE :
Les membres LSA disposent, eux, du lien : http://dev.lesscriptesassocies.org/

Le logo reste à l’heure actuelle une proposition. Néanmoins, il est indispensable de l’intégrer dès à présent dans notre communication autour de la conférence et via le site internet, dans lequel il s’intègre bien.
Il existe en deux déclinaisons, sur fond blanc et sur fond coloré. L’idée a été évoquée de le soumettre à un vote au moment de l’AG annuelle. Peu importe si le logo diffusé actuellement évolue par la suite.

Le débat autour du logo porte principalement autour du motif de l’étoile, qui a été repris sur l’ancien logo LSA et qui symbolise la position de la scripte au cœur des différents postes sur un tournage.
Pour le nouveau logo, l’idée a été de s’éloigner autant que possible de son aspect féerique.
Le cercle fermé est là pour le différencier du symbole religieux, mais cette référence soulève encore des doutes.
Les pointes de l’étoile sont coupées, ce qui évoque le hors-champ.
Un autre reproche formulé est qu’il rappelle une étoile de shérif…

Par ailleurs, la typographie rencontre davantage de succès. L’idée est même évoquée de
supprimer l’étoile (jugée trop imposante) et de limiter le logo au nom de l’association, dans la typographie actuelle.

Une autre version du logo présentait le sigle LSA au lieu du nom complet de l’association, mais elle n’a pas été retenue.

Dans tous les cas, le débat n’est pas clôt… Une décision devra être prise après la conférence.

Lucette Andréï trouve étonnant que l’association ait pour nom les scriptes « associés » et non pas « associées ».
Bien que cette discussion ait été tranchée depuis un certain temps, nous revenons brièvement sur l’identité présupposée féminine de la scripte. L’association défend précisément l’idée d’ouvrir autant que possible ses attributions aux hommes.
Cela rejoint la problématique du choix de l’affiche : comment concevoir une communication qui nous ressemble et permet de nous reconnaître, qui reflète la manière dont nous souhaiterions évoluer (davantage d’hommes scripte) sans construire un cliché ?
L’idée émerge d’évoquer cette question lors de la table-ronde sur la transmission du savoir.

  • Les rapports de production et la boutique Panavision

Vendredi 14 février aura lieu une réunion entre Charles Jodoin-Keaton, Betty Greffet, Valérie Pecheur et Stéphane Paillard, l’éditeur de rapports de la boutique Panavision, au sujet des nouveaux rapports de production.

On peut s’interroger sur la nécessité d’imprimer de nouveaux rapports de production à l’heure où ceux-ci se font de plus en plus en numérique et de manière personnalisée, en fonction du type de tournage.
L’idée est surtout d’engager une réflexion sur le fond en collaboration avec l’ADP et d’élaguer autant que possible leur contenu. On y discuterait notamment de la pertinence de confier à la scripte la responsabilité d’établir la liste des présences de comédiens, du nombre de figurants, des véhicules…
Un groupe de travail est à constituer sur le sujet. Après discussion, l’impression de nouveaux rapports de production permettra d’entériner une nouvelle conception des choses.

Les premiers contacts avec Stéphane Paillard ont montré que la collaboration pourrait être intéressante.
Néanmoins, il faut se demander ce que LSA a à gagner et à perdre en changeant de prestataire, puisque nous avons travaillé jusqu’ici avec la Cinéboutique. Chaque rapport vendu rapporte un euro à LSA, ce qui représente environ 1000 euros par an.
Sommes-nous tenus par une clause d’exclusivité ? Pouvons-nous tirer avantage d’une mise en concurrence ? Comment engager ce débat auprès de notre fournisseur actuel ?

Une discussion avec la Cinéboutique ne serait pas inutile, notamment concernant la décision de cesser la production lorsqu’un type de rapport édité devient obsolète.

Activités externes

Suite à la première séance de négociation sur le régime Unedic, durant laquelle le Medef s’est montré particulièrement offensif, les syndicats appellent à une manifestation interprofessionnelle le 6 février et à une « Marche pour la culture » le 10 février.

Nous ignorons actuellement les prochaines échéances de la CIP. Caroline Saillo a-t-elle la possibilité de se renseigner à se sujet ?

Concernant l’inter-association, rien ne semble bouger pour le moment si ce n’est de manière informelle, au gré de petites alliances internes. Il n’y a pas de réunion prévue à l’heure actuelle. Est-il utile de reprendre contact ? Le dossier Unedic peut-il permettre de rassembler tout le monde de nouveau ?

Aucune des personnes présentes à la réunion mensuelle n’a jusqu’à présent travaillé avec la nouvelle convention collective. Marie-Florence Roncayolo le fera au mois de mars. Nous attendons entre autres de voir s’appliquer les heures d’équivalence. Aux dernières nouvelles, quatre films ont demandé à bénéficier du système dérogatoire depuis la signature de la convention, mais l’organisme de vérification des budgets n’existe toujours pas…

Diverses discussions sont lancées brièvement en fin de réunion : pour ou contre l’abattement, la possibilité pour les productions d’augmenter le taux horaire plutôt que de payer toutes les heures supplémentaires, les monteurs sont-ils prêts à recevoir nos rapports par mail, les erreurs au générique, la présence de la scripte aux repérages… On a tellement de sujets à partager !

Dépêche culturelle

Nos coups de cœurs récents :
Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-Eda
The Lunchbox de Ritesh Batra
R de Tobias Lindholm
Boy A de John Crowley (diffusion TV)

Nous évoquons également les nominations aux Césars.

La prochaine réunion mensuelle est prévue pour le 7 mars, en raison de la conférence la semaine qui précède.

La tenue de l’AG annuelle est envisagée pour le 29 mars (date à confirmer).

Rédaction : Virginie Cheval
Correction : Valérie Chorenslup