La scripte (...) Sa formation est importante car ce poste d’observation est au carrefour de presque toutes les disciplines du cinéma et se doit donc de les connaître, notamment l’ensemble de la post-production pour prévenir ce qui peut manquer et imaginer toutes les libertés possibles pour le montage à venir. Bruno Podalydès

Réunion mensuelle du vendredi 23 avril 2021

Publié le 23 avril 2021

Les points forts de la réunion :

1. AFFAIRE XOTIS
 Invitée Sophie Timbal (Administratrice de production)
2. LUTTE CONTRE LE HARCÈLEMENT DANS LE CADRE PROFESSIONNEL (Laurence Couturier)
3. MOUVEMENT DE GRÈVE À L’ODÉON (Estelle Bault)
4. ATELIER REVALORISATION (Kristine Ferrer, Valérie Chorenslup)
5. COMMENT MIEUX CERNER LES ATTENTES DES MEMBRES DE L’ASSOCIATION
6. TEMPS DE PAROLE LIBRE (Estelle Gérard)
7. PROPOSITION D’UN BILLET D’UMEUR (Estelle Bault)
8. TRÉSORERIE LSA (Nathalie Alquier)
9. GROUPE DE RÉFLÉXION LANCÉ PAR MARC GALERNE
10. LSA ÉCO

Étaient présentes par ordre alphabétique : Nathalie Alquier, Estelle Bault, Manon Bérard, Francine Cathelain, Valérie Chorenslup, Laurence Couturier, Émilie Delaunay, Anaïs Delpierre, Kristine Ferrer, Jeanne Fontaine, Estelle Gérard, Rachel Goldenberg, Sylvie Koechlin, Julie Lupo, Nausicaa Nairat, Marie Florence Roncayolo,
Marjorie Rouvidant

Invitée : Sophie Timbal

1 - AFFAIRE XOTIS - INVITÉE SOPHIE TIMBAL

EXPLICATIONS

En 2019 modification de loi sur les plafonds de la Sécurité Sociale.
Cette revalorisation des plafonds s’accompagne aussi de modifications des modes de calcul : précédemment les cotisations étaient calculées à la semaine, avec 5 plafonds jour par semaine, maintenant après corrections, les comptes s’établissent sur 7 plafonds à raison de 5 jours travaillés et 2 jours de repos, ainsi en ont statué officiellement depuis le 1 er octobre les instances de l’URSSAF.

Xotis, comme tous les autres éditeurs de paie, fait valider les modifications de son mode de calcul des prélèvements sociaux et prend ses renseignements auprès de la Sécurité Sociale et URSSAF mais Sophie explique qu’il n’existe pas d’interlocuteurs dédiés pour répondre précisément aux spécificités de gestion de nos métiers au sein de ces administrations. Souvent les réponses diffèrent en fonction des interlocuteurs et il peut s’écouler plusieurs mois avant d’obtenir des réponses fermes et fiables.
C’est ainsi qu’il s’est écoulé de nombreux mois avant que l’alerte sur le défaut de calcul soit suivie d’effets.

Les erreurs de calculs et collectes des cotisations impactent les 6 derniers mois de 2018 ainsi que les années 2019 et 2020.
Cotisations de 2020 : régularisation
Les productions ont été tenues de régulariser leur situation et ont été contraintes de verser la part employeur (environ 7%) ainsi que la part employé (2,9%) sur chacun des salaires de l’année 2020 auprès de l’URSSAF.
Les cotisations salariales n’ayant pas toutes été prélevées en temps voulu en 2020, une part de notre salaire nous a été indument versée. Les productions utilisatrices de Xotis ont donc ensuite sollicité leurs salariés pour qu’à leur tour ceux-ci régularisent leur situation en remboursant la part salariale trop- perçue, directement aux productions.
Chaque production doit alors proposer un bulletin de paie rectificatif à chacun de ses salariés.
Il ne tient qu’à nous de régulariser ou non les trop-perçus auprès des productions qui n’auront de toute façon pas beaucoup de recours pour imposer que les salariés remboursent. Les productions ne vont pas

Sophie Timbal, administratrice, membre fondateur de l’association AAPCA (Association des Administrateurs de Production Cinéma et Audiovisuel) est venue répondre à nos questions sur les problèmes survenus sur le logiciel de paie Xotis. Nous nous interrogions sur cette affaire et sur ses conséquences, voici le décryptage avisé d’une professionnelle.

QUESTIONNEMENTS

Entamer des procédures judiciaires onéreuses pour des sommes si petites. Rien ne sera donc intenté contre les employés.
Sophie nous recommande de régulariser le trop-perçu et de réclamer les feuilles de salaires corrigés. Elle tient aussi à préciser que le poids de ces dépenses imprévues n’a pas les mêmes conséquences pour les petites ou grosses maisons de productions.
Sophie affirme aussi que toutes les productions ont fait le nécessaire pour se conformer à la loi pour l’année 2020, les réclamations auprès des salariés sont donc terminées pour l’exercice 2020.
Cotisations 2018 et 2019 : rien de décidé encore
Des concertations ont lieu entre les syndicats d’employeurs et d’employés pour trouver une solution pour les cotisations qui n’ont pas été prélevées et versées pour les 6 mois de 2018 et 12 mois de 2019.
En effet il semble impossible de demander aux employeurs une régularisation pour ces 2 années, les productions ont clos leurs comptes et les crédits d’impôts ont déjà été calculés pour les films produits sur cette période. Sophie nous explique qu’il serait difficile pour les productions de revenir sur ces comptes. En revanche, même s’il est plus facile de refaire le calcul et une régularisation sur les salaires, le Spiac s’oppose à ce que cette contribution puisse incomber aux seuls employés.
Tous les acteurs en conviennent, il résulte de ce défaut de cotisations un manque d’approvisionnement certain pour la caisse de la Sécurité Sociale qu’il faudra combler.
Pour le moment nul ne sait comment couvrir ces versements, certains suggèrent qu’un fond soit créé à cet effet mais rien n’est encore arrêté sur l’approvisionnement de ce fond.

Une procédure de recherche de responsabilité est en cours pour savoir qui a failli.
Est-ce que les échanges de mails entre la société Xotis et les services de l’état permettront de découvrir où s’est produit l’erreur ? Peut-être que les responsabilités seront à porter par les logiciels de paie ? Est ce qu’on pourra prouver que les modes de calcul avaient été validés par des inspecteurs de l’urssaf ? La bataille risque d’être longue.

En attendant certaines productions envisagent de se retourner contre Xotis qui est selon Sophie un modèle de société familiale fragile mais qui perdure à cause des prix très bas qu’elle propose aux productions pour éditer les paies.
A titre comparatif une des sociétés concurrentes Movinmotion facture, elle, 17 euros chaque feuille de paie aux productions, Xotis reste le moins cher sur le marché.
Les intérimaires, tout comme nous, sont concernés par ces erreurs de calcul de prélèvements de cotisation sociales. Sophie tient à souligner que la spécificité de nos métiers (CDD + multi employeurs) ne facilite pas la tâche des administrateurs et que dans certaines sociétés de production ou de spectacle, les comptables qui sont peu habitués à gérer les salaires des intermittents sont souvent à la peine. D’autant plus, insiste Sophie, que les taux qui étaient modifiés à dates fixes jusqu’à présent, subissent dorénavant des variations sans arrêt. Ainsi il n’est pas rare de constater des erreurs sur les calculs de cotisations et prélèvements sur nos bulletins et sur nos congés spectacles. Il nous est conseillé d’être vigilants et de vérifier scrupuleusement que tout soit bien déclaré et que la catégorie « cadre » soit aussi bien respectée sur chacun des documents pour notre profession.

Il est aussi à noter que les trop-perçus qui ont fait augmenter artificiellement nos salaires pour les années 2018 et 2019 ont pu avoir des conséquences fâcheuses pour nos taux d’impositions (changement de tranche) ou pour calculer le versement de nos allocations et autres prestations sociales ou faire le calcul de notre pension retraite.
Sophie nous dit malgré tout que les conséquences sont minimes pour le calcul de nos retraites et que ça n’aura d’impact que sur le calcul de base de la retraite de la SS.

Pour en savoir plus :
https://boss.gouv.fr/portail/accueil/assiette-generale.html

2- LUTTE CONTRE LE HARCÈLEMENT DANS LE CADRE PROFESSIONNEL - Laurence COUTURIER -

Vous retrouverez tous les éléments de l’intervention de Laurence dans le mail récapitulatif qu’elle vient d’envoyer sur « cris ». Une copie de ce mail se trouve en annexe, de même les éléments d’information contre le harcèlement sont rappelés en fin de CR et seront sous peu disponibles dans l’espace membre sur notre site.

Laurence rappelle que le bureau de LSA constitue aussi un espace de parole bienveillant et respectueux pour trouver conseils et orientations.

Sur les tournages sont dorénavant désignés des référents harcèlement. Laurence nous dit par exemple s’être vue proposer ce poste par la directrice de production sur son prochain tournage. Théoriquement, parce qu’il n’est pas libre de lien de subordination, le directeur de prod ne peut se présenter comme référent, ni même le producteur car sa position hiérarchique au sein de l’entreprise pourrait constituer un conflit d’intérêt en cas de harcèlement et de recherche de preuve au sein d’une équipe.

Nous évoquons le stage de sensibilisation aux problèmes de harcèlement mis en place au CNC et auquel sont obligés de se soumettre nos employeurs parce que les producteurs sont les responsables pénal et légaux sur le plateau. A ce sujet vous trouverez en annexe un article paru dans le journal « Marianne » dans lequel un producteur témoigne sur sa demie journée de stage au CNC. Ce témoignage pour le moins sarcastique prouve une fois encore combien l’absence de prise de conscience s’enracine dans l’organisation patriarcale de notre société.

Plusieurs idées sont évoquées ensuite entre nous pour tenter de garantir une meilleure prise en compte des faits de harcèlement sur le plateau, notamment augmenter le nombre de référents et signaler quand les producteurs se désignent eux même référents.

On s’interroge aussi sur l’opportunité de donner une suite à cet article de presse, pourquoi pas au sein du groupe de réflexion de l’inter-association ? Nous craignons que les producteurs qui seuls pour le moment bénéficient d’une formation contre le harcèlement ne détournent les arguments à leur avantage et ne démontent le sens profond de ces questions qui les dérangent. Le fait que les producteurs se proposent comme référent au sein de leur entreprise peut-il constituer un élément inquiétant et un mauvais signe ?

Depuis quelques jours nous avons appris que l’atelier contre le harcèlement mis en place entre les associations de techniciens au sein de la CST se remettait au travail après plusieurs mois d’arrêt à cause de la crise sanitaire. ( Réunion de travail prévue courant mai à la CST)

3- MOUVEMENT DE GRÈVE À L’ODÉON - Estelle Bault -

Après 6 semaines de mobilisation, une centaine de lieux sont maintenant occupés par des artistes et techniciens, les manifestations se poursuivent devant les lieux de culture pour réclamer non seulement la réouverture des salles de théâtre et de cinéma mais de considérer sérieusement la reconduite de l’année blanche pour les intermittents.
Les syndicats font valoir cette idée d’Impossibilité de Travailler à cause des mesures sanitaires qui privent les artistes et techniciens de lieux et de moyens pour exercer leur art. Etant donné que la réouverture des salles et la reprise du travail ne se fera que partiellement et restera au ralenti encore un certain temps, les syndicats demandent une reconduite de l’année blanche jusqu’à ce que le niveau d’activité du secteur culturel ait retrouvé son niveau de 2019.

À ce mouvement des artistes vient s’agréger l’opposition à la réforme du régime général de l’assurance chômage qui devrait s’appliquer à partir du 1 juillet 2021. Cette réforme mise en suspens en mars 2020 est de nouveau d’actualité. Dans le contexte actuel et avec un déficit des cotisations, ces mesures sur le régime général ne seront pas sans conséquence pour nos secteurs. Il n’est pas infondé de penser que le gouvernement puisse tenter de séparer les deux annexes entre elles.

La reprise d’activité dans l’audiovisuel et le cinéma a clairement bénéficié aux techniciens, contrairement aux gens du spectacle qui n’ont pas pu retrouver une activité normale dans leurs structures depuis en octobre 2021. Dans un premier temps, cet élément n’a pas échappé aux services de pôle emploi qui semble-t-il tente de convaincre les techniciens qui auraient travaillé suffisamment d’heures d’anticiper le recalcul de leurs droits plutôt que d’attendre la fin Aout. Certes il y aura embouteillage fin Aout et on peut penser que les assédics anticipent un afflux des demandes des intermittents pour renouveler leurs droits, mais faire réétudier ses droits aujourd’hui c’est aussi prendre le risque de sortir de cette mesure solidaire si elle était à nouveau reconduite ou prolongée de quelques mois.

L’idée de convergence des luttes fait son chemin parmi les gens mobilisés. Ainsi les étudiants, malmenés et fortement précarisés par la crise, les intérimaires et notamment ceux des festivals, de l’évènementiel ou de la restauration dont les activités s’agrègent sur les activités du monde des arts, s’emparent aussi du mouvement de contestation et se regroupent les fins de semaine dans un mouvement appelé les vendredis de la colère.

Vous trouverez en fin de CR, les derniers communiqués du SPIAC, les liens vers
« occupation odéon », ainsi que l’article de Samuel Churin étayé par l’analyse de Mathieu Grégoire (POLITIS) www.politis.fr/auteurs/samuel-churin-1274
Et l’appel à mobilisation pour le 23 avril à 14h place d’Italie.

4- ATELIER RELAVORISATION – Kristine FERRER – Valérie SCHORENSLUP -

 Entretien avec Valérie AZINCOTT
Nous sommes en lien avec cette conseillère pôle emploi depuis qu’en 2019 Charles et Estelle ont participé à une table ronde sur le genre et la place des femmes dans nos métiers.
Nous lui avons donc exposé notre projet de revalorisation de nos salaires et de notre recherche de fonds pour financer le travail d’un chercheur sur l’étude de notre métier. Elle a accueilli notre demande favorablement en renvoyant un document complet sur les mesures d’aides à l’embauche proposées par pôle emploi. Nous comptons étudier et voir avec Rachel Silvera dans quelle mesure ces propositions peuvent être utiles à notre projet.

 Entretien avec Marie BUSCATTO Sociologue spécialiste de la place des femmes dans les milieux artistiques. Elle nous encourage à continuer et se propose le moment venu, de participer au travail de recherche avec Rachel Silvera.

 Jeanne Fontaine Sarda, Manon Bernard et Francis Chillet (jeune assistant scripte, pas encore membre) se sont proposés de réaliser des interviews de scriptes en duo avec un autre chef de poste et collaborateur autour d’un même thème ou d’un même projet de film. Nous attendons leur projet pilote.

 Chacun des membres du groupe s’est attribué une tâche pour l’élaboration de fiche métier définissant dans les détails notre fonction, ainsi que des témoignages sur nos pratiques communes et singulières dans le cadre de notre métier.
àChacun de ces dossiers avancent au rythme de nos disponibilités. Il nous faut faire un point avec Rachel Silvera.

5- COMMENT MIEUX CERNER LES ATTENTES DES MEMBRES DE L’ASSOCIATION

6- TEMPS DE PAROLE LIBRE Estelle GÉRARD

Depuis plusieurs réunions revient le sujet de l’engagement et l’investissement des membres LSA dans la vie de notre association. Le bureau s’interroge sur la désaffection et le manque de réaction sur « cris », certains membres du bureau réclament une consultation pour mieux répondre aux attentes et aspirations des membres et cela, même si nous avions déjà recueilli quelques envies et remarques de la part des participants à notre dernière AG.

Nous convenons que, sans déborder sur ce qui pourrait constituer le coeur des débats d’une AGE, mais, peut être aussi quand même, pour préparer et alimenter une réflexion plus large sur le fonctionnement et le rôle de l’association, Estelle Gérard et Julie Lupo préparent un sondage consultatif.

Dans la même veine, nous regrettons que la situation sanitaire nous maintienne éloignés les uns des autres et que nos réunions, un peu désincarnées, par écrans interposés, ne facilitent plus les échanges spontanés. Avec l’assouplissement des mesures sanitaires, nous espérons aussi pouvoir reprendre nos habitudes avec nos échanges culturels en fin de réunion.

7 - PROPOSITION D’UN BILLET D’HUMEUR - Estelle BAULT

A l’instar d’autres associations de techniciens qui publient des éditoriaux, nous nous interrogeons sur l’opportunité de faire figurer sur notre site un espace d’expression libre, une rubrique pour donner la parole à tous les membres. Un billet d’humeur ou billet des coups de cœur, lié à notre métier bien sûr, qui permettrait de lire et d’y entendre les membres LSA. Ainsi pour faire en sorte que la parole soit multiple chaque membre pourrait alimenter cette rubrique à tour de rôle et surtout les plus discrets seraient encouragés à s’exprimer.

Sûrement une idée à discuter et à développer et qui va dans le même sens que les 2 précédents sujets de notre réunion : ouvrir, partager la parole, inciter les membres à parler des sujets qui les animent et à s’engager dans la vie de l’association.
Estelle Bault se propose d’imaginer cette première publication.

8 - TRESORERIE LSA – Nathalie ALQUIER

 Les comptes ont été vérifiés et validés par Nathalie, la situation a été remise à plat, la somme (environ 230 euros) utilisée par inadvertance à des fins privées a été remboursée au mois de Février 2021.

 Questions de gestion du compte : création d’un livret A pour ne garder que le minimum de trésorerie sur le compte courant, réflexion sur les postes de dépenses comme Zoom pour réunion illimitée et stockage des enregistrements de réunion, mode de paiement des dépenses à revoir...

 Afin de choisir une adresse pérenne, Le bureau a décidé et obtenu l’accord de la CST pour domicilier notre association dans leurs nouveaux locaux dans le 13 eme arrondissement. Notre adresse se situe dorénavant :
Les Scriptes Associés, chez CST, 9 rue Baudoin 75013 Paris.
Pour rester en conformité avec nos statuts, cette décision sera à officialiser lors de la
prochaine AG.

 Il nous faut maintenant modifier nos coordonnées de contact pour tous nos comptes
et auprès de chacun de nos fournisseurs.

Nous avons décidé de veiller scrupuleusement à ce que le travail de trésorerie soit obligatoirement effectué par 2 personnes au sein du bureau et que une fois par an les comptes soient vérifiés et validés par les présidents. Si nécessaire ce fonctionnement devra figurer officiellement dans notre règlement intérieur.

9- GROUPE DE REFLEXION LANCÉ PAR MARC GALERNE

Marc Galerne dirigeant de la société 5600K spécialisé dans la fabrication de projecteurs leds a sollicité les associations après le premier confinement pour créer un groupe de réflexion et
« évoquer des pistes afin de faire face aux difficultés grandissantes du secteur sans pour autant sacrifier la qualité des œuvres, les talents, la passion et les revenus des hommes et femmes et des industries qui permettent au cinéma de se faire et d’exister. »

De manière concrète, l’idée de ce groupe, largement rassembleur, est de réfléchir à « un Manifeste du bon sens et de l’intégrité de la Production Audiovisuelle à destination des acteurs de la profession : Syndicats de Producteurs, de Réalisateurs, différentes associations professionnelles mais aussi au CNC. »

Marc Galerne dénonce une politique concurrentielle à outrance imposée par les productions qui ignorent l’expertise des techniciens et chefs de poste quant aux choix du matériel et qui malmènent les loueurs avec des forfaits commerciaux qui les asphyxient et les empêchent d’investir dans du nouveau matériel. Dans son envie de rassembler et de créer un groupe de réflexion Marc galerne a évoqué son désir de remettre la solidarité entre techniciens au centre des débats et de respecter des salaires dignes pour chacun. Ce qui avait décidé le précédent bureau à participer à ces discussions, c’était le sentiment de méfiance vis-à-vis des réalisateurs et du processus de création. Nous nous sommes dit que LSA pouvait amener sa pierre à l’édifice.
Nous avions donc l’année dernière signifié à Marc Galerne notre intérêt pour sa démarche. Nous avons été inscrits sur les listes de discussion mais nous n’avons pas encore été conviés à des réunions.

10 Hors réunion - LSA ÉCO – synthèse fournie par Pauline Pécheux et Natasha Gomes de Almeida -

Bonjour à tout.e.s,
Je n’ai pas pu assister à la réunion mensuelle pour vous présenter plusieurs points, alors les voici :
1/ Signature de la pétition de l’éco-syndicat Printemps Écologique : " Le Cinéma et l’Audiovisuel pour un bilan carbone obligatoire"
2/ La CST met en place des Ateliers/formations à la Fresque du climat
3/ Des volontaires pour faire partie du groupe de travail LSA-ECO


1/ Signature pétition de l’éco-syndicat Printemps Écologique : " Le Cinéma et l’Audiovisuel pour un bilan carbone obligatoire"

— > Nous avons été contacté (via le bureau) par un nouveau syndicat pour co-signer une pétition. Le but étant de savoir si LSA la signe ou non !
Le Printemps écologique est le premier éco-syndicat de France fondé en mai 2020. Il oeuvre pour que la dimension environnementale devienne une réalité du dialogue social.

Il regroupe 9 syndicats de branche, tous fédérés sous la Fédération Printemps écologique dont : Culture, Médias et Télécommunication fondé en juillet 2020.
Voici leur site internet national de PE : https://www.printemps-ecologique.fr/ En pièce jointe un PDF explicatif concernant ce syndicat.

En attendant d’avoir suffisamment d’adhérents et d’avoir 2ans d’ancienneté pour pouvoir participer aux élections TPE, ce nouveau syndicat lance quand même des actions, appels et pétitions pour limiter l’impact de notre industrie sur la planète.
Au sein de ce syndicat Culture, Médias et Télécommunication, a été fondé une communauté syndicale Cinéma et Audiovisuelle qui oeuvre pour des éco-tournages. Le but étant d’allier les forces et de surfer sur élan actuel. Par exemple : le CNC aurait fait appel de 4 personnes de Carbone 4 (spécialiste de la transition écologique), pour aider notre industrie.
La pétition est déjà en ligne depuis le 2 avril sur GreenVoice (via GreenPeaceFrance), mais les signatures peuvent être ajoutées par la suite. Voici le lien de la pétition (https://agir.greenvoice.fr/petitions/le-cinema-et-l- audiovisuel-pour-un-bilan-carbone-obligatoire)
L’Association Française du Son à l’Image (AFSI) et Métiers Associés du Décor (MAD) ont déjà signé.

 > Comment LSA se positionne ? Est ce que nous signons ? -> Il est possible de la signer individuellement aussi !


2/ La CST met en place des Ateliers/formation à la Fresque du climat

— > Nous avons reçu cette invitation de la CST (via le bureau).
La CST met en place des Ateliers/formations à la fresque du climat pour comprendre les enjeux du dérèglement climatique et les impacts sur nos métiers.
Ces ateliers sont accessibles aux membres de la CST et aux membres des associations membres (même s’ils.elles ne sont pas eux-mêmes membres de la CST).
Voici leur descriptif :
Formation CST à la Fresque du climat
Vous voulez tout comprendre au sujet du dérèglement climatique ? Quelles en sont les causes ? Les conséquences ? Et quelles implications pour nos métiers ?
La CST organise 4 sessions exceptionnelles de formation à la Fresque du Climat.
La Fresque du Climat est un atelier, en ligne ou en présentiel, basé sur 42 cartes issues des travaux scientifiques du GIEC qui permet de sensibiliser de façon ludique et collaborative au dérèglement climatique.
Face à l’urgence climatique, chacun.e doit être formé.e aux bases scientifiques du climat pour comprendre la situation, décrypter les informations, se faire une opinion, agir vite et accepter collectivement les changements à faire.
Les participant.e.s se réunissent en équipe de 4 à 8 personnes. Ils et elles découvrent les cartes représentant les différentes composantes du dérèglement climatique et se concertent pour les relier entre elles afin de faire ressortir les liens de cause à effet. Un.e animateur.ice encadre l’équipe afin de les guider durant l’atelier et assurer une bonne communication.
La Fresque est assurée par Alissa Aubenque, chargée de mission Ecoprod, les prochaines sessions sont le 4 et 19 mai de 18h30 à 21h en présentiel à la CST, si les conditions sanitaires le permettent, en distanciel sinon. D’autres sessions à venir à partir de juin.
Inscription auprès de Baptiste Heynemann : bheynemann[at]cst.fr, en précisant bien à quelle association on est adhérent.
Gratuit pour les membres de la CST et les associations membres.
Si vous êtes inscrits individuellement, merci de faire un retour sur votre expérience auprès des membres LSA ! -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

3/ Des volontaires pour faire partie du groupe de travail LSA-ECO ?

Ceci est un appel aux membres pour faire parti de ce groupe de travail "ECO".
Nous sommes que 2 (Pauline PÉCHEUX et Natasha GOMEZ DE ALMEIDA) pour le moment et donc seule quand l’une ou l’autre travail, c’est un peu juste.
C’est un sujet d’actualité qui nous parait important. Nous travaillons au sein d’une industrie qui est plus que polluante, il est important d’essayer un maximum de diminuer notre impact au sein de celle-ci. Nous pouvons le faire dans notre quotidien, mais ne pouvons difficilement le faire dans notre milieu professionnel.
L’idée serait d’élaborer une fiche métier pour identifier l’impact écologique dans la pratique de notre métier.
Il serait aussi envisageable de se rapprocher du Syndicat Printemps écologique (si nous signons) ainsi que des autres référents ECO au sein des autres associations de techniciens afin de travailler ensemble.
Nous devons réfléchir ensemble à ces questions, notre association doit se positionner sur ces dossiers.
Qui serait partant.e pour nous rejoindre ?
A bientôt,
Pauline Pécheux pour LSA-ECO

11 - FIN DE RÉUNION – SUJETS À VENIR – REMERCIEMENTS

La réunion se termine sur une conversation à bâton rompus sur les critères d’adhésion des nouveaux membres, il faudra surement prendre en compte les nouveaux formats et supports pour redéfinir la durée des films et séries obligatoires pour intégrer LSA.
Nous évoquons aussi les offres de formations au métier de scripte dispensées par certains établissements de formations professionnels privés, comme souvent la durée de la formation et le corpus nous laisse sceptiques.
Certaines écoles qui ne proposent pas de formation scripte a proprement dite ne s’interdisent pas de proposer leurs étudiants comme stagiaire scripte à des productions peu scrupuleuses ou peu regardantes.

Marjorie évoque la constitution toute récente d’un syndicat de réalisateurs, https://www.facebook.com/Union2r/posts/3785219391563263

On se promet d’en reparler à la prochaine réunion et pourquoi pas d’inviter Claire De La Rochefoucauld réalisatrice et fondatrice avec d’autres réalisateurs du groupe 25 images de U2R Union des Réalisatrices et Réalisateurs.

Ces sujets pourront être plus amplement débattus lors d’une prochaine réunion...

LE BUREAU REMERCIE LES MEMBRES DE L’ASSOCIATION PRESENTS CE SOIR.

Documents annexes à retrouver dans le PDF du CR.